Quand Liberty City envahit la portable de Nintendo
Grand Theft Auto : Chinatown Wars
À l'instar des autres épisodes de la série, ce Grand Theft Auto : ChinaTown Wars commence par une cinématique d'introduction, faite de quelques images fixes et sous-titres en français, nous permettant notamment de découvrir Huang Lee, le personnage principal de cette aventure. Bien décidé à venger à la mort de son père, il se retrouve vite mêlé à une sombre histoire de guerre des clans. Entièrement ouvertes dès les premières minutes de jeu, les rues de Liberty City s'offrent maintenant à lui.
Comme le veut la tradition, Huang se rend à sa première mission en empruntant un véhicule sagement garé pour une durée indéterminée. Problème : difficile de démarrer une voiture sans clef. C'est à ce moment-là qu'entrent en scène les caractéristiques tactiles de la DS. Au travers d'une sorte de « mini-jeu », nous devons forcer le démarreur à l'aide du stylet, représenté à l'écran par un tournevis. Et hop, c'est parti pour nos premiers tours de roue dans Liberty City. Mais attention, car ici (comme dans tout bon GTA) les rues sont encombrées d'autres véhicules et de nombreux passants. À nous donc d'essayer au maximum de rester sur la route et d'éviter au mieux tout dommage collatéral, car la police veille.
Direction ensuite la première station service, non pas pour remplir son réservoir, mais des bouteilles vides. Le but de la manœuvre ? Concevoir une série de cocktails Molotov maison. Un nouveau « mini-jeu » au stylet s'enclenche dans lequel nous devons prendre soin de verser l'essence dans des bouteilles vides, avant d'y enfoncer une mèche de tissus. Mais ce n'est pas tout, car par la suite, à l'aide du stylet et de l'écran tactile, nous pourrons notamment : fouiller dans des poubelles pour trouver des armes ou de la nourriture, régler un péage, tatouer un membre de notre organisation, utiliser une grue, saboter une voiture, réanimer un malade, jouer aux jeux de grattage, ou encore désamorcer une bombe.
Si l'action de ce ChinaTown Wars se concentre avant tout sur l'écran du haut, l'écran du bas nous permet, en plus des différentes actions précédemment citées, de profiter d'un PDA aux nombreuses fonctionnalités. Du côté des caractéristiques, on retrouve donc : un radar, un accès rapide aux armes possédées, un GPS des plus complet, une boite mail, plusieurs raccourcis personnalisables, ou encore toutes sortes d'options (Volume musique et effets, Luminosité, Direction assistée, Caméra marche arrière auto, Santé écran supérieur, Rotation radar, etc.). Même si au grand désarroi de notre ami Kevin, le badger ne nous donne pas encore la possibilité de commander de pizza, il nous permet tout de même d'accéder également au site web de vente en ligne d'armes Ammu-Nation (pistolet, double pistolets, mitraillette, fusil d'assaut, etc.). Et force est de constater qu'avec les quelques planques à acheter, les quelques véhicules disponibles à la vente (Patriot, Bulldozer, Sabre GT, Turismo, Banshee, Hellenback, Comet, etc.), les différents deals à effectuer ou les jeux à gratter, c'est l'un des seuls endroits où nous pourrons dépenser de l'argent. Pas question donc ici d'imaginer une seule seconde changer l'apparence de notre compagnon de route, faire une partie de fléchettes ou de billard, voire prendre un verre ou repas en bonne compagnie dans un fast-food.
« Une action omniprésente, mais surtout une réalisation de haute volée »
L'utilisation du stylet et de l'écran tactile, arrivant toujours à point nommé, n'est pas le seul atout de ce GTA. En effet, une fois la partie lancée, il devient vite difficile de lâcher des yeux l'écran du haut, la faute à une action omniprésente, mais surtout une réalisation de haute volée. La Nintendo DS semble en effet ici poussée dans ses derniers retranchements. La vue choisie, bien que n'offrant que très peu de profondeur de champ, nous permet tout de même de profiter pleinement de l'environnement qui nous entoure. Quel plaisir de pouvoir alors découvrir les différents quartiers de Liberty City, que ce soit de jour comme de nuit, voire même sous la pluie ou dans le brouillard. Tout est fait ici pour que nous ayons toujours le sentiment d'évoluer dans une ville bien vivante : circulation, piétons, éléments de décors destructibles, ou encore policiers en action.
Graphiquement de toute beauté, même si parfois la petitesse de certains éléments nous ferait parfois à regretter l'absence d'une option de zoom, le titre de Rockstar dispose également d'une bande-son collant parfaitement à l'ambiance générale. Une fois au volant de l'un des nombreux véhicules, nous avons alors la possibilité de choisir parmi l'une des stations de radio disponibles (Tick LAH, DeadmauS, Alchemist, Truth Soul, etc.), chacune possédant son style propre.
Possédant de nombreuses qualités (graphismes, animation, bande-son, variété des missions, taille de la ville, etc.), mais aussi quelques défauts (quelques ralentissements, nécessite parfois d'avoir une troisième main, vue disponible pas toujours des plus pratiques, quelques fautes de français, etc.), Grand Theft Auto : ChinaTown Wars est passé à la moulinette dans la vidéo commentée qui suit. Cette dernière n'oublie pas non plus de mettre en avant les nombreuses possibilités offertes par le titre de Rockstar.