frio2K4
NE VOUS INQUIETEZ SURTOUT PAS, Y'EN AURA POUR TOUT LE MONDE
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Posté le 29 mars 2006 - 14 h 14 m 48 s |
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Reprise du message précédent :  mauvais point pour makavielli qui laisse son poste allumé pour rien.
la planete t'en remerci
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Shaolin Shadow recrute des bénévole. c'est ouvert a tous.
http://www.shaolinshadow.com
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cutterman
Veni Vidi Banni
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Posté le 29 mars 2006 - 14 h 18 m 39 s |
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Ton pc n'est allumé que lorsque tu es devant j'espère...
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loz
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Posté le 29 mars 2006 - 14 h 23 m 43 s |
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Le 29 mars 2006 - 14 h 14, frio2K4 a écrit :
mauvais point pour makavielli qui laisse son poste allumé pour rien.
la planete t'en remerci
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C'est qu'il perds la mémoire le makavieilli...
A moins qu'il ne l'ait fait exprès le makiavelli
Bon, t'accouches makavell ?
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Message édité 1 fois, la dernière par loz le 29 mars 2006 - 14 h 24. |
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« Vivre simplement, pour que simplement d’autres puissent vivre. » (Gandhi)
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Makaveli
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Posté le 29 mars 2006 - 14 h 24 m 08 s |
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Le 29 mars 2006 - 14 h 14, frio2K4 a écrit :
mauvais point pour makavielli qui laisse son poste allumé pour rien.
la planete t'en remerci
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c Makaveli 
Sinon si ca sert, ca fait fond sonore....
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Peut numériser les K7 video, me demander en MP
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Jack le Castor
auxiliaire de police
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Posté le 29 mars 2006 - 16 h 16 m 29 s |
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Le mail source de malentendus Article paru dans l'édition du 29.03.06
Vous avez envoyé un e-mail enjoué à vos collègues de travail, histoire de détendre l'atmosphère, et certains l'ont mal pris ? Celui que vous avez adressé à vos cousins pour organiser le déjeuner dominical a été compris de travers par la moitié d'entre eux ? Normal. En optant pour la messagerie électronique, vous avez pris le risque maximal de créer un malentendu, affirme une étude publiée par l'université de Chicago Graduate School of Business (Chicago GSB).
Vaut-il mieux recourir au bon vieux téléphone ? Avec la participation de plusieurs dizaines d'étudiants, Nicholas Epley, professeur assistant de science comportementale (Chicago), et Justin Kruger (université de New York) ont étudié la capacité réelle des personnes à communiquer des émotions et des intentions subtiles par ces deux voies. Ils ont aussi mesuré ce que ces personnes pensaient avoir transmis à leurs interlocuteurs. Leurs conclusions : nous sommes persuadés que la "couleur" de notre propos - sérieuse ou badine, triste ou coléreuse, irrespectueuse ou déférente - passe avec autant d'efficacité par e-mail que par téléphone. Alors que, dans les faits, nous sommes loin du compte.
Dans l'une de ces expériences, les participants devaient ainsi s'envoyer les uns aux autres une vingtaine de messages, soit par e-mail soit par téléphone, dans lesquels ils s'exprimaient sur des sujets divers (musique, sport, politique, etc.). Pour dix d'entre eux, le contenu du message était sincère (énoncé au premier degré), et pour les dix autres sarcastique (deuxième degré).
EGOCENTRISME
Les expéditeurs estimaient que, dans 75 % des cas, le "ton" de leurs propos serait interprété sans problème. Ce qui se révéla vrai avec le téléphone, mais pas avec les e-mails, que les destinataires n'interprétèrent correctement qu'à 56 %. Un taux de réussite d'autant plus désastreux que ces mêmes destinataires étaient persuadés, quant à eux, avoir bien compris la teneur d'environ 90 % des messages, que ces derniers aient été communiqués par téléphone ou par mail.
L'explication de ces malentendus ? L'égocentrisme, affirment les chercheurs. Privé d'emphase, d'intonation et de toute la communication "non verbale" qui accompagne ce que l'on dit, le message par e-mail nous parvient en effet sous une forme relativement neutre, ou du moins peu décodable au plan émotionnel. Ce qui ne fait qu'accroître notre penchant naturel à épouser notre point de vue plutôt que celui des autres.
Si le contenu littéral de ce message est un tant soit peu à double sens, son destinataire le lira donc, en toute bonne foi, selon la perspective qui lui est propre. Et le risque d'une mauvaise interprétation sera plus grand encore si l'humour vient y mettre son grain de sel. "Compte tenu de la popularité croissante du courrier électronique, et du fait qu'une communication efficace dépend en partie de la capacité à anticiper les malentendus", ce constat doit être pris en compte au plan "pratique et théorique", soulignent MM. Epley et Kruger. Moralité : mieux vaut réfléchir à deux fois avant d'envoyer par e-mail un message de haute importance... A moins, bien sûr, d'avoir choisi de cultiver l'ambiguïté.
Catherine Vincent |
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"Pourquoi avoir bac +5 pour changer des couches ?"
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gege38
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Posté le 29 mars 2006 - 16 h 23 m 37 s |
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Et c'est pas des conneries
M'enfin, maintenant, le HTML permet de mettre de la couleur, des italiques, du gras, tout ce qui peut ponctuer le ton
Et bien évidemment, les smileys, qui sont très bien acceptés par la hiérarchie
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" Nous plaisons plus souvent dans le commerce de la vie par nos défauts que par nos qualités. "
--La Rochefoucauld
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ballinette
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Rangé des baskets
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loz
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Posté le 29 mars 2006 - 16 h 46 m 48 s |
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/ \ ASCII Ribbon Campaign against HTML
\ / email and proprietary format
X attachments.
/ \
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gege38
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Posté le 29 mars 2006 - 17 h 44 m 24 s |
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Le 29 mars 2006 - 16 h 43, ballinette a écrit :
Le 29 mars 2006 - 16 h 23, gege38 a écrit :
M'enfin, maintenant, le HTML permet de mettre de la couleur, des italiques, du gras, tout ce qui peut ponctuer le ton 
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Le HTML dans les mails ???
Beurk 
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Mwarf, râlez pas, j'écris toujours en texte brut, mais j'autorise les HTML rien que pour les 2emes effets Kiss Cool dans le genre de celui du lundi soir (oui, le fameux police 15 en rouge  )
Pis bon, y a la culture d'entreprise, avec tous les mails de l'équipe Produit, avec des attachments Visio, Word, ou encore Microsoft Project...
Yahoo a eu ma peau, concernant l'alternatif au travail
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Jack le Castor
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Posté le 29 mars 2006 - 18 h 39 m 29 s |
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"Pourquoi avoir bac +5 pour changer des couches ?"
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iraysyvalo
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Posté le 30 mars 2006 - 11 h 18 m 04 s |
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Ben non, il y a de tres interessantes solutions de sport alternatif .. mais c'est pas le bon topic
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Pour un ban rapide et garanti sur ce forum, argumentez vos posts, dites simplement la verite, parlez de la realite et les leche-culs d'un cote et les maniaques du ban de l'autre se feront un plaisir de vous envoyer au purgatoire aussi sec.
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Woofy
Pour les bons tuyaux me demander
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Posté le 30 mars 2006 - 14 h 11 m 46 s |
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Les trucs genre sport-elec?
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Totalement inutile, donc completement indispensable 
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ballinette
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Posté le 03 avril 2006 - 13 h 26 m 47 s |
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Nuit arrosée au château du PDG de Total :
Extrait du jugement de neufs prévenus, accusés d'avoir volé du vin à Thierry Desmarest lors d'une nuit de squat dans une de ses résidences secondaires en décembre 2001 :
(...)
Le président : "Vous avez bu du vin ?" Jo Le Guen : "Parfaitement exact." Alain Malardé : "Mais les gendarmes ont bu le coup avec nous." Robert Prigent, un autre prévenu breton : "Ce sont même eux qui en ont bu le plus !" Le président : "A qui appartenaient ces bouteilles ?" Me Emmanuel Riglaire, avocat de la défense : "Il n'y avait pas de facture, peut-être que c'était à la société Elf."
Le président : "Comment s'est effectuée la préhension des bouteilles ?" Alain Malardé : "Une dans chaque main, monsieur le président." Le même : "On s'est aussi servi dans le frigo." Le président : "Je ne suis pas saisi de ce point." Alain Malardé : "C'est pourtant important, pas de vin sans fromage."
(...)
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Rangé des baskets
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cutterman
Veni Vidi Banni
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Posté le 03 avril 2006 - 14 h 07 m 30 s |
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Jack le Castor
auxiliaire de police
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Posté le 03 avril 2006 - 22 h 44 m 35 s |
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Un avis d'outre-Rhin sur nos conflits pas si franco-français que ça...
entretien avec Axel Honneth
Le CPE "bat en brèche les attentes de reconnaissance du travailleur" Article paru dans l'édition du 02.04.06
Vous avez mis au coeur de votre oeuvre la notion de reconnaissance, "acte moral ancré dans le monde social", qui consiste dans "l'affirmation de qualités positives de sujets humains ou de groupes". Comment ce cadre conceptuel vous permet-il de penser des crises comme celle que suscite la précarité autour du contrat première embauche (CPE) ?
Pour un intellectuel allemand qui vient de vivre les événements de mars en France, l'étonnant est d'abord qu'un grand mouvement social de ce type soit simplement possible. En dépit des ressemblances entre nos deux sociétés, la différence est énorme entre les niveaux de mobilisation politique. Dans les dernières années, l'Allemagne n'a rien connu de comparable. Chez nous, une manifestation sur ce sujet ne rassemblerait au maximum qu'une vingtaine de milliers de personnes. C'est le résultat d'un vaste processus de dépolitisation et de privatisation de l'existence.
Doit-on expliquer cette différence en revenant à la vieille idée de Marx selon laquelle les Français sauraient faire une révolution, tandis que les Allemands se contenteraient d'y penser ? Sans doute faut-il aller plus loin que les variations entre les traditions nationales. En réalité, j'ai l'impression que la révolte des banlieues a joué un rôle décisif dans le mouvement actuel de protestation contre le CPE, en ce sens qu'elle a permis aux étudiants de parvenir à la conscience qu'ils pouvaient encore changer les choses. La prise de conscience qu'un mouvement social peut avoir un certain pouvoir a sans doute motivé le déclenchement de la crise. En Allemagne, nous ne connaissons rien de tel, ni dans nos banlieues, ni dans nos universités.
Pourtant, certains regrettent, au contraire, que la culture du consensus et de la négociation "à l'Allemande" soit si peu développée en France...
Je ne crois pas que cela soit tout à fait vrai. Peut-être le degré d'intégration sociale est-il plus élevé dans les banlieues allemandes, même si nous avons des concentrations de populations défavorisées à Berlin, à Francfort, etc. Peut-être trouve-t-on une meilleure mixité sociale et peut-être le travail social sur le terrain obtient-il relativement plus de succès. De même, la réussite de l'intégration scolaire est légèrement supérieure. Néanmoins, il y a des traces de révolte en Allemagne, mais elles s'expriment surtout dans la vie quotidienne et non sous la forme d'un mouvement social.
Du reste, en ce qui concerne les universités, je puis dire que cette culture du consensus ou de la négociation a abouti à un véritable désastre. Car elle a pour effet de tétaniser toute résistance à quelque réforme que ce soit, comme le programme Hartz-IV (du nom de l'ancien chef du personnel de Volkswagen, Peter Hartz. Le plan Hartz IV a remanié le système d'allocations-chômage en durcissant les conditions d'indemnisation). En somme, la prétendue culture de négociation ne fait que dissimuler le fait que la souffrance et la révolte, bien que silencieuses, sont à mon avis les mêmes qu'en France.
Pensez-vous qu'il soit impossible de réformer le droit du travail par la loi ?
Ce genre de réforme, celle du CPE notamment, contient un élément de provocation dans la mesure où elle viole des formes déjà établies de reconnaissance sociale : celles qui ont été mises en place par l'Etat social. Elle bat en brèche les attentes de reconnaissance du travailleur comme sujet de droit. C'est ce que le sociologue Robert Castel décrit sous le nom de "statut" : travailler est connecté intérieurement avec la jouissance de certains droits, entre autres le droit à la stabilité.
Pourquoi, à votre avis, les étudiants et les jeunes se retrouvent-ils en pointe dans ces mouvements de protestation ?
Parce qu'à la différence de ce qui avait cours il y a vingt ans, où la majorité des étudiants vivaient de l'aide de leurs parents ou de bourses, ils dépendent désormais de revenus extérieurs. Depuis une quinzaine d'années, les étudiants sont donc bien plus exposés, au long de leur carrière universitaire, à l'insécurité qui prévaut dans le monde du travail.
En ce sens, la situation ne peut être comparée à celle d'il y a vingt ou quarante ans parce que la vulnérabilité des étudiants s'est considérablement accrue. Le réseau social qui définit la vie étudiante craque de toutes parts. A mon avis c'est l'ensemble du système éducatif qui est miné. Et je dois dire qu'à mon sens, cela rend ce mouvement social complètement légitime.
Pourtant, les grandes figures de l'école de Francfort que vous dirigez, les philosophes Theodor Adorno et Jürgen Habermas, furent souvent hostiles au mouvement de 1968. N'y a-t-il pas, dans les incendies d'écoles lors de la crise des banlieues ou dans l'occupation du bâtiment de l'Ecole des hautes études en sciences sociales, des éléments qui pourraient susciter de votre part des critiques similaires aux leurs ?
Là encore, la situation n'est pas la même. Adorno et Habermas réagissaient à des formes de violence physique qui émanaient d'étudiants dont le statut social était alors relativement privilégié. Les groupes radicaux, jugeaient-ils, la pratiquaient dans l'espoir de susciter une étincelle propre à déchaîner une sorte de révolution sociale. Pour eux, il s'agissait d'une méconnaissance majeure de la situation réelle de la République fédérale d'Allemagne (RFA) à cette époque.
Dans le cas de la révolte des banlieues ou du mouvement anti-CPE, on ne peut dire qu'il s'agisse d'une erreur d'analyse, d'un malentendu ou d'une mécompréhension de soi-même de la part des acteurs. La plupart des révoltés se rebellent parce qu'ils ne voient pas d'autre façon d'exposer leur vulnérabilité. Ils recourent à des moyens certes critiquables dans le but de remettre à l'ordre du jour certains problèmes politiques. On ne peut s'étonner que des gens vivant dans le contexte social dans lequel ils sont, sans avenir, finissent par sombrer dans le vandalisme. Quand je visite certaines régions des Etats-Unis aujourd'hui je suis plutôt surpris de constater que le degré de révolte et de vandalisme y soit si faible. C'est donc une bonne chose que le problème soit au moins articulé.
Vous vous êtes intéressé de près à la pensée politique nord-américaine. Croyez-vous que sa réflexion sur les notions de communautés, d'identités et de multiculturalisme puisse être utile pour penser la crise actuelle ?
Je ne crois pas que le résultat de cette vieille discussion puisse être plaqué sur la situation présente. Car les problèmes sont d'une autre nature ou ne relèvent qu'à un très faible degré du multiculturalisme. Celui-ci concerne le niveau de reconnaissance qu'il convient d'attribuer aux droits culturels des minorités. Mais les crises des banlieues en France ou des quartiers défavorisés en Allemagne relèvent principalement de l'appauvrissement économique et social. C'est une question de droits sociaux.
Plus généralement, comme les Etats-Unis n'ont jamais connu, sur une période de près de cinquante ans, un Etat social qui, comme en France et en Allemagne, ait développé un niveau élevé d'attentes, ils ne représentent en aucun cas un modèle de régulation à suivre. Personne ne souhaite connaître le style de désintégration qui caractérise les villes américaines... Il est absurde de croire que l'on peut satisfaire les revendications de ceux qui habitent les banlieues en leur octroyant des droits culturels sans leur fournir un espoir raisonnable de sécurité économique et sociale.
En mettant en avant, dans votre oeuvre, l'importance de la reconnaissance, vous donniez un contenu positif à cette notion. Aujourd'hui, l'analyse de ce qu'il y a d'idéologique dans le processus de reconnaissance à l'ère néolibérale y occupe plus de place. Vous dites craindre qu'elle ne puisse parfois avoir pour fonction de maintenir la domination. Etes-vous devenu plus sceptique face à ses vertus émancipatrices ?
Non. J'ai encore la conviction profonde qu'à long terme l'émancipation sociale s'opère à travers la lutte pour la reconnaissance. D'un autre côté, dans les dix dernières années, je suis devenu plus attentif à des phénomènes auxquels Michel Foucault avait été sensible quand il parlait des formes douces du pouvoir (soft power), opérant non par la contrainte mais à travers une sorte de promesse. J'ai observé, à la fin des années 1990, certains déplacements dans le langage politique, qui s'est mis à adopter le discours de la reconnaissance sociale et de la réalisation de soi comme l'avait fait, avant lui, le monde du management. Dans ce cas, la reconnaissance devient à la fois un facteur d'accroissement de la productivité et une légitimation idéologique du système. Elle se transforme en une sorte de vaine promesse, semblable à celles que véhicule l'industrie publicitaire.
Quelle fonction attribuez-vous, dans ce contexte, à la théorie critique pratiquée depuis l'origine par l'école de Francfort ? De jeter une "bouteille à la mer", selon le mot d'Adorno ?
Non, non ! Cette vieille métaphore valait pour une période marquée par le totalitarisme. Ce que les révoltes dont nous sommes témoins assignent à la théorie critique, c'est une double tâche : d'une part, se concentrer sur ce qui était naguère qualifié de critique de l'idéologie et qui paraissait passé de mode depuis une vingtaine d'années ; d'autre part, reformuler des questions normatives, c'est-à-dire se demander dans quelle mesure les exigences de reconnaissance sont satisfaites et se faire l'avocat de ceux qui en sont exclus.
Propos recueillis par Nicolas Weill
Axel Honneth
Axel Honneth, né en 1949 à Essen (Allemagne).
Philosophe et sociologue, il dirige, depuis 2001, l'Institut de recherche sociale de l'université de Francfort, qu'avait dirigé Habermas.
A été traduit en français La Lutte pour la reconnaissance (Cerf, 2000).
Un recueil de textes doit paraître en septembre : Les Paradoxes du capitalisme (La Découverte). |
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"Pourquoi avoir bac +5 pour changer des couches ?"
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bernie38
Waldorf (le pote à Statler)
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Posté le 05 avril 2006 - 20 h 16 m 44 s |
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Les Américains, malades de leur insécurité de l'emploi
Une étude de la célèbre université américaine du Michigan montre que le développement du sentiment d'insécurité de l'emploi chez les salariés américains a des conséquences importantes sur leur santé physique et mentale.
L'insécurité de l'emploi joue sur la santé des travailleurs. En tous cas, avec certitude, sur celle des Américains, d'après les résultats d'une étude que vient de publier la célèbre université du Michigan. Menée auprès de plus de mille hommes et femmes, de moins de 60 ans, qui ont été interrogés à trois ans d'intervalle, l'étude montre que les salariés qui ressentent un sentiment d'insécurité par rapport à leur travail sont deux fois plus nombreux que les autres à avoir des problèmes de santé.
Parmi les facteurs retenus pour déterminer la notion d'insécurité, les auteurs de l'étude ont posé la question suivante : "quelle probabilité estimez-vous avoir de perdre involontairement votre travail principal dans les deux ans à venir ?". Au total, 25% des personnes éprouvent une insécurité par rapport à leur emploi. Et seuls les sondés ayant conservé leur emploi sur la période ont été retenus pour les analyses finales. Multiplications des fusions, flexibilité accrue, développement des boulots à temps partiel, sentiment d'impuissance au sein d'une organisation, les causes de cette insécurité de l'emploi sont multiples.
Or, selon les auteurs, l'angoisse générée par ce sentiment d'insécurité peut avoir des effets physiologiques aussi grave qu'une dangereuse maladie. Il se traduit aussi bien dans des symptômes physiques que par de plus nombreuses dépressions. Sans surprise, le sentiment d'insécurité, et les problèmes de santé qui l'accompagnent, affectent davantage les salariés du secteur privé que ceux du secteur public. L'étude observe aussi que les salariés noirs sont trois fois plus nombreux que les autres à ressentir une insécurité permanente. Et ils sont quatre fois plus nombreux que les blancs à ressentir de sérieux symptômes de dépression, comme des troubles de l'alimentation, une diminution de l'aptitude à se concentrer ou des pensées morbides.
Au pays du libéralisme, les auteurs concluent de leur étude américaine qu'une plus grande flexibilité sur le marché du travail laisse de plus en plus de travailleurs inquiets sur leur avenir personnel et professionnel, avec des risques potentiellement importants sur la santé de la population.
Ingrid Vergara
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La Montagne n'est pas dangereuse : on ne peut qu'y perdre la vie, tandis qu'en ville on devient bête et méchant
Voltaire
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bernie38
Waldorf (le pote à Statler)
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Posté le 07 avril 2006 - 20 h 21 m 18 s |
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bof... tant de battage pour un petit roman de gare
Da Vinci Code n'est pas un plagiat
La justice britannique a tranché aujourd'hui vendredi : Da Vinci Code, l'archi best-seller de Dan Brown ne peut être considéré comme un plagiat. Le multi-millionnaire américain n'a donc pas copié le thème central de L'Enigme sacrée, un ouvrage écrit il y a vingt-quatre ans par deux Britanniques. L'éditeur de Dan Brown, Random House, par ailleurs celui des deux plaignants, se déclare évidemment satisfait. Trois ans après sa sortie, Da Vinci Code s'est vendu à ce jour à environ 40 millions d'exemplaires à travers le monde. Le livre, dont l'adaptation au cinéma sortira pour le prochain Festival de Cannes, a été traduit en 44 langues.
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source : le18h.com
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La Montagne n'est pas dangereuse : on ne peut qu'y perdre la vie, tandis qu'en ville on devient bête et méchant
Voltaire
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cutterman
Veni Vidi Banni
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Posté le 11 avril 2006 - 09 h 51 m 08 s |
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Roman de gare peut être mais qui a sûrement ammené pas mal de monde à se mettre à la lecture..
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bernie38
Waldorf (le pote à Statler)
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Posté le 11 avril 2006 - 14 h 01 m 36 s |
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Le 11 avril 2006 - 09 h 51, cutterman a écrit :
Roman de gare peut être mais qui a sûrement ammené pas mal de monde à se mettre à la lecture..
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mouais, ils ont lu quoi d'autre au juste
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La Montagne n'est pas dangereuse : on ne peut qu'y perdre la vie, tandis qu'en ville on devient bête et méchant
Voltaire
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groumf
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Ville : La ville où les reblochons et la raclette poussent dans les arbres
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Posté le 11 avril 2006 - 14 h 25 m 26 s |
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rien ...
tiens ça me fait penser que je l'ai pas lu, mais j'ai pas trop le temps en ce moment ...
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Dépannage informatique de la région d'Annecy, Massif des Aravis
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Lonewolf_v
The Dead LoneWolf - (-[S4n5.T3aM]-) - (-[T3aM.Be4Uf]-)
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l'antre des loups
le blog de lonewolf
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